dimanche 16 octobre 2016

Et si tu crois un jour que tu m'aimes. ..

Réflexion du jour : j'adore conduire après avoir eu un orgasme..!
Ça paraît sans doute con, ou étrange mais, c'est l'une des rares fois où je n'ai pas envie de mourir.

La plupart du temps, quand je prends la voiture, il y a toujours cette petite voix dans ma tête, ce petit murmure que je doit contenir, réprimer, qui voudrait me pousser à comme très l'irréparable. .

Quand je roule vite et que la voiture s'emballe, il me faut souvent une grande force de volonté pour m'obliger à rattraper le tir alors que j'ai bien souvent envie de tout lâcher. .

Mais après un orgasme, je me sens bien. C'est comme si, l'espace d'un instant, j'oubliais tous mes maux pour ne faire que savourer l'état de plénitude dans lequel je me trouve..

Ah mon amour, je crois que nous sommes faits pour faire l'amour ensemble. . Je crois que, pour la première fois de ma vie, je pourrais passer mes journées à le faire avec toi tellement j'ai l'impression d'être entière, complète, totalement moi même quand nous sommes ensemble, nos deux cours liés. .

mercredi 12 octobre 2016

"Et moi je reste là à voir passer le monde qui se fout de tout ça.."

Le lâcher prise donc.

Tout récemment, j'ai vécu une sacrée chute émotionnelle dont j'ai eu beaucoup de mal à me remettre (et, d'ailleurs, en écrivant ça, je me rends compte qu'en réalité on ne se "remet" jamais de ces choses là, ça ne s'efface pas, ça ne disparaît pas, il nous faut simplement du temps pour digérer, du temps pour intégrer les leçons que nous en tirons ensuite et, lorsque c'est chose faite, on en ressort grandit, changé, à plus ou moins grande échelle).

Au final je pense que c'est une bonne chose parce que ça m'a permis d'ouvrir la porte à beaucoup de réflexions et de mettre en lumière pas mal de choses que je tentais d'étouffer.

Ça m'a aussi permis de constater que je suis plus forte que je ne le pensais ou, qu'en tout cas, la force de l'espoir que je nourris encore et toujours me maintient en vie.
Ce vieil adage qui dit "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" pourrait m'être adapté et dans ce cas il dirait plutôt "tant qu'il y a de l'espoir, il y a de là vie".

Toujours est-il que je me retrouve encore là à devoir tordre le cou à mes vieux démons, encore et toujours: j'ai trop d'attentes.

Et, surtout, mon obsession du contrôle aura la peaux de tous ceux que je chérie.

L'expérience que j'ai de la vie me pousse à tenir bond, à ne pas lâcher, à m'accrocher obstinément à ce à quoi je tiens. Mais si il y a bien une chose que j'ai comprise c'est que, même si c'est la traduction d'une grande force mentale, une force bien plus grande encore serait d'apprendre à lâcher prise et à laisser aller les choses comme elles sont sans s'obstiner à toujours vouloir les contrôler.

Je cherche inconsciemment la sécurité en voulant tout contrôler, tout régir, tout maîtriser. Mais c'est impossible à réaliser, il y a tellement peu de choses qu'on peut maîtriser en réalité qu'il y a en fin de compte plus de choses qui échappent à mon contrôle que de choses que je peux maîtriser. À commencer par les autres.

Ce qui entraîne frustration, souffrance, détresse et, par conséquence, comportements désespérés qui ne font qu'empirer les choses et le cercle vicié un continu de tourner.

J'aimerais tellement arriver à lâcher prise et à accepter que les choses soient ce qu'elles sont, à les aimer comme elles sont et à profiter du bonheur qu'elles me procurent... que la vie doit être belle sans frustrations..

Voilà ce sur quoi j'ai envie de me focaliser à présent.  Un pas après l'autre, on sort la tête de l'eau, on avance, on évolue, on reste en vie.

Analyse

Réflexion du jour (de la semaine, du mois, de l'année?) : le lâcher prise..

Le vrai, à fond, pas les jolies paroles, pas la superficie, le profond, le dur, le fort.
J'ai passé tellement de temps à me torturer l'esprit et à chercher inlassablement, sans relâche (tiens tiens..) au travers des écrits, des pensées, des mots ce qui pourrait apaiser les miens, de maux.
Oubliant même l'un des fondements, cette phrase que je brandissais pourtant fièrement telle une bannière anti-dépression et dont j'étais fière d'en comprendre le sens, le poids, l'impact..

"La philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l'esprit"

Ahah, laisse moi rire. Ce que je ne comprenais pas c'est que, dans ma recherche désespérée et acharnée du mieux, je me suis emprisonnée, perdue, oubliée. 
Jusqu'à n'être plus obsédée que par une chose : exprimer avec les mots les plus justes possibles la souffrance dans laquelle je me suis enfermée depuis toutes ces années. 

Et je me suis retrouvée là, un beau matin, à me regarder dans une glace en me demandant "bordel mais qu'est ce qui ne va pas chez moi". Avant d'être forcée de m'incliner devant ce constat amer, la dépression. 

Ah je ne parle pas de cet état agaçant dans lequel se laissent glisser certains qui décident de broyer du noir en permanence et de se laisser couler, incapables de se secouer les puces, de se bouger pour arranger les choses, non.
Moi je parle de ces émotions sournoises qui nous submergent et qui font que, même quand tout semble aller bien, quand tout devrait nous rendre heureux, il y a cette petite pointe sur le coeur, cette douleur inexplicable qui nous empêche de profiter de l'instant et qui nous plonge sans raison apparente dans un profond désespoir. 

Dans ces moments là je vous jure, j'ai envie de me frapper. De m'insulter. De me tuer.
Oui, c'est ça, dans ces moments là je suis partagée entre l'idée que je ne mérites pas de vivre et celle que mourir serait après tout moins douloureux. 
Et, rien qu'en l'écrivant, j'ai à nouveau envie de me mettre une sacrée bonne claque. C'est encourageant non? Ça veut dire que je n'ai pas abandonné, que je ne m'autorise pas à me laisser glisser, que je m'auto colle des coups de pieds au derrière. 
Alors pourquoi ça ne change rien? Pourquoi ça ne va pas mieux?

J'analyse, je cherche, je me questionne et j'essaye d'avancer. 

Ma souffrance naît de ma frustration. 

C'est la piste que j'explore depuis de nombreux mois déjà. Et qui me donnent quelques réponses. Je passe mon temps à être frustrée, à avoir mal, mal de n'en avoir jamais assez.

Un vide à combler? Je crois bien oui.

Je n'irais pas jusqu'à dire que je n'ai pas été assez aimée durant ma petite enfance mais.. je crois que c'est ce que j'ai toujours ressenti. Le pire dans tout ça? J'ai toujours culpabilisé de le ressentir.
C'est atroce non? Culpabiliser de souffrir quand on est enfant. Mais j'étais comme ça, je n'ai jamais aimé avoir le sentiment de déranger, je ne voulais pas donner encore plus de bonnes raisons pour qu'on m'aime moins. Oui, déjà petite je réfléchissais trop, je n'arrivais déjà pas à vivre dans l'instant, je me torturais l'esprit.

Putain de culpabilité de merde.

Je crois que j'ai aussi beaucoup culpabilisé d'exister, culpabilisé de ne pas être assez bien, culpabilisé de ne pas être assez comme ma soeur, culpabilisé d'être là, d'être en trop.

Je crois que les choses viennent de là. Et, de cette culpabilité, est né ensuite un sentiment de manque. Un manque affectif. J'ai dû finir par accepter que je ne pouvais pas changer le fait d'être là, d'être moi, alors j'ai commencé à souffrir de ne pas me sentir assez aimée, pour ce que je suis et pour lequel je ne peux rien changer. 

Je crois que si j'avais pu me faire disparaître quand j'étais enfant, pour arranger tout le monde, je l'aurais fait. Mais, n'ayant sans doute pas trouvé le moyen et étant trop jeune et innocente à l'époque pour envisager la mort comme une solution, j'ai dû me rabattre sur ce sentiment de manque et tomber dans le syndrome du calimero. "Mais pourquoi on ne m'aime pas?".

Et ce sentiment ne m'a plus quittée. Il a évolué, de plein de manières différentes, mais il n'est jamais vraiment parti et le pire.. je crois qu'il ne disparaîtra jamais.

Avec du recul je le rends compte que c'est ce qui a poussé bon nombre de mes actes et de mes comportements. Des petits amis que j'ai eu à mon attrait pour le monde animal, tout dans ma vie semble avoir été régit par le besoin de combler ce vide, comme une boulimique ingurgiterai compulsivement des tonnes et des tonnes de nourriture.

Sauf que, après, on vomit.