Le lâcher prise donc.
Tout récemment, j'ai vécu une sacrée chute émotionnelle dont j'ai eu beaucoup de mal à me remettre (et, d'ailleurs, en écrivant ça, je me rends compte qu'en réalité on ne se "remet" jamais de ces choses là, ça ne s'efface pas, ça ne disparaît pas, il nous faut simplement du temps pour digérer, du temps pour intégrer les leçons que nous en tirons ensuite et, lorsque c'est chose faite, on en ressort grandit, changé, à plus ou moins grande échelle).
Au final je pense que c'est une bonne chose parce que ça m'a permis d'ouvrir la porte à beaucoup de réflexions et de mettre en lumière pas mal de choses que je tentais d'étouffer.
Ça m'a aussi permis de constater que je suis plus forte que je ne le pensais ou, qu'en tout cas, la force de l'espoir que je nourris encore et toujours me maintient en vie.
Ce vieil adage qui dit "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" pourrait m'être adapté et dans ce cas il dirait plutôt "tant qu'il y a de l'espoir, il y a de là vie".
Toujours est-il que je me retrouve encore là à devoir tordre le cou à mes vieux démons, encore et toujours: j'ai trop d'attentes.
Et, surtout, mon obsession du contrôle aura la peaux de tous ceux que je chérie.
L'expérience que j'ai de la vie me pousse à tenir bond, à ne pas lâcher, à m'accrocher obstinément à ce à quoi je tiens. Mais si il y a bien une chose que j'ai comprise c'est que, même si c'est la traduction d'une grande force mentale, une force bien plus grande encore serait d'apprendre à lâcher prise et à laisser aller les choses comme elles sont sans s'obstiner à toujours vouloir les contrôler.
Je cherche inconsciemment la sécurité en voulant tout contrôler, tout régir, tout maîtriser. Mais c'est impossible à réaliser, il y a tellement peu de choses qu'on peut maîtriser en réalité qu'il y a en fin de compte plus de choses qui échappent à mon contrôle que de choses que je peux maîtriser. À commencer par les autres.
Ce qui entraîne frustration, souffrance, détresse et, par conséquence, comportements désespérés qui ne font qu'empirer les choses et le cercle vicié un continu de tourner.
J'aimerais tellement arriver à lâcher prise et à accepter que les choses soient ce qu'elles sont, à les aimer comme elles sont et à profiter du bonheur qu'elles me procurent... que la vie doit être belle sans frustrations..
Voilà ce sur quoi j'ai envie de me focaliser à présent. Un pas après l'autre, on sort la tête de l'eau, on avance, on évolue, on reste en vie.
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